Traduction de l'article paru dans le magazine italien EA mars 2011
Généralement, la recherche de la bactérie Salmonella en environnement hydrique s'effectue grâce à des méthodes microbiologiques traditionnelles extrêmement longues et complexes. Pour optimiser les temps de réponse et réduire les phases d'opération, le secteur biologique des Laboratoires du Groupe Hera a introduit la technique de réaction en chaîne par polymérase (PCR, Polymerase Chain Reaction). L'étude de cette méthode démontre la sensibilité et la spécificité élevées de cette technique. Le secteur biologique des laboratoires du Groupe Hera (Holding Energia Risorse Ambiente) effectue des contrôles microbiologiques sur la qualité des eaux dans les différentes phases du service hydrique intégré. Parmi ces contrôles, la recherche de Salmonella revêt une importance particulière car sa présence dans l'environnement hydrique est signe d'une contamination
fécale. Le genre Salmonella (famille des Entérobactéries, Enterobacteriaceae) comprend plusieurs micro-organismes aérobie et anaérobie facultatifs, à Gram négatif, C8 estérase positives et qui ne fermentent pas le lactose. Il comprend des espèces pathogènes pour l'homme, pouvant provoquer des infections aux symptômes très graves, comme la fièvre typhoïde. Ces pathogènes se transmettent à l'homme à travers l'eau et les aliments contaminés. Les caractéristiques de qualité de l'eau superficielle destinée à la production d'eau potable sont définies dans le tableau 1/A de l'annexe 2 du Décret législatif 258/2000 : « Disposizioni correttive e integrative del decreto legislativo 11 maggio 1999, n. 152, in materia di tutela delle acque dall'inquinamento,
a norma dell'articolo 1, comma 4, della legge 24 aprile 1998, n. 128 ». L'indication de référence prévoit l'absence de Salmonella spp. dans 5 000 ml pour les eaux de catégorie A1, soumises au traitement physique simple et à la désinfection, ainsi que son absence dans 1 000 ml pour les eaux de catégorie A2, soumises aux
traitements physiques et chimiques normaux et à la désinfection.
L'absence de Salmonella est également la valeur limite fixée pour les eaux usées dans le Décret ministériel 185/2003 qui établit les conditions requises pour les eaux épurées destinées à la réutilisation : « Regolamento recante norme tecniche per il riutilizzo delle acque reflue in attuazione dell'articolo 26, comma 2, del decreto legislativo 11 maggio 1999, n. 152 ». Concernant les eaux potables, la recherche d'entérobactéries pathogènes, qui comprennent la Salmonella, est considérée comme supplémentaire dans l'avertissement du Décret législatif 31/2001, « Attuazione della direttiva 98/83/ CE relativa alla qualità delle acque destinate al consumo umano ». La Salmonella doit être constamment absente dans 1 000 ml. Le secteur biologique des Laboratoires Hera a
utilisé pendant des années les méthodes microbiologiques traditionnelles de référence pour déterminer la présence de Salmonelle:
la méthode ISS A 011A - Rapports Istisan 07/5 pour les eaux potables [1] et la méthode APAT IRSA CNR 7080 pour les eaux usées et superficielles [2]. Ces méthodes sont extrêmement longues et difficiles : elles prévoient un enrichissement préalablesuivi d'un enrichissement sélectif, une isolation et l'identification biochimique et/ou sérologique des colonies suspectes. Le résultat de positivité pour la Salmonella nécessite ainsi un total de 6 - 7
jours. Le « temps humain » s'avère être considérable. De plus, si l'on prévoit une occupation continue pour l'analyse, le personnel technique doit également être présent les jours fériés. C'est ainsi qu'est né le besoin d'estimation d'une méthode alternative fiable, rapide, sensible et facile d'emploi, ... télécharger le fichier pdf pour lire la suite de l'article.